RIVIERA · Antibes

Concert

Trois voix, un feu d'artifice — Jazz à Juan pour le 14 Juillet

La Pinède Gould accueille Mae Defays, Laura Anglade et le Banksia Trio pour une nuit de jazz sous les étoiles d'Antibes.

Antibes14 juillet3 min
© Olivier Bruchez / flickr

Pourquoi y aller

  • Mae Defays et Laura Anglade réunies sur une même scène
  • La Pinède Gould, scène légendaire depuis 1960
  • Feu d'artifice du 14 Juillet à 23h00

Il y a des soirs où Antibes semble avoir été inventée pour la musique. Le mistral s'est tu, les pins parasols retiennent leur souffle, et la Méditerranée, juste derrière les remparts, fait office de caisse de résonance naturelle. C'est dans ce décor que la Pinède Gould — ce théâtre de verdure planté sur le boulevard Edouard Baudoin — reprend chaque été son rôle de scène la plus romantique de la Côte d'Azur. Et le 14 juillet 2026, la soirée sera à la hauteur du lieu.

Deux chanteuses, un trio, une nuit nationale

Le programme réunit Mae Defays et Laura Anglade, deux voix qui appartiennent à cette génération de chanteuses européennes ayant fait leurs armes entre Paris, New York et les grandes scènes de festival — sans jamais sacrifier la nuance à l'effet. À leurs côtés, le Banksia Trio apporte cette architecture instrumentale, subtile et rigoureuse, qui sait se faire oublier au profit de la mélodie et s'imposer quand le morceau l'exige. Trois entités, une seule soirée : la formule est simple, l'ambition ne l'est pas.

Le concert se tient le mardi 14 juillet 2026, boulevard Edouard Baudoin, dans la Pinède Gould — adresse mythique de Jazz à Juan, le festival qui a vu se produire Miles Davis, Ray Charles ou Ella Fitzgerald depuis sa première édition en 1960. Soixante ans de mémoire sonore sont gravés dans ces pins, et chaque nouveau concert s'inscrit, qu'il le veuille ou non, dans cette longue conversation avec le passé.

« Juan-les-Pins, c'est l'endroit où le jazz a appris à parler français. »

Minuit moins dix, le ciel prend le relais

Ce soir-là, la musique ne s'arrête pas avec le dernier rappel. À 23h00, un feu d'artifice clôt la soirée — tradition du 14 Juillet oblige. La Pinède, déjà baignée dans la lumière tamisée des projecteurs de scène, se retrouve soudain sous une autre lumière : celle, éphémère et verticale, des fusées qui montent du bord de mer. Pour les habitués du festival, c'est un moment à part, où la fête nationale et la fête du jazz se superposent sans se contredire.

C'est aussi ce que Jazz à Juan sait faire mieux que quiconque : inscrire la musique dans un contexte plus grand qu'elle — la nuit d'été, la mer toute proche, l'histoire du lieu, et ce soir précis, la date du 14 juillet qui charge l'air d'une certaine électricité collective. On ne vient pas seulement écouter; on vient être quelque part, à un moment précis, avec d'autres gens qui ont fait le même choix.

Les conditions d'accès et la billetterie sont à consulter directement sur le site officiel du festival : jazzajuan.com. Les soirées du 14 juillet attirent un public nombreux — entre festivaliers, familles venues pour le feu d'artifice et amateurs de jazz qui planifient leur été depuis des mois. Prévoir d'arriver avec une marge confortable avant le début du concert reste la règle non écrite de la Pinède.

Antibes Juan-les-Pins en juillet, c'est une ville en état de grâce particulier. Les terrasses du bord de mer débordent jusqu'à une heure avancée, les hôtels des environs affichent complet depuis le printemps, et pourtant quelque chose résiste à la saturation touristique — peut-être précisément parce que la musique impose son propre rythme, sa propre durée. Une soirée à la Pinède Gould ne se résume pas à un concert : c'est une séquence de deux ou trois heures pendant lesquelles la Côte d'Azur tient toutes ses promesses sans en rajouter.

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