Il y a des soirs où le Théâtre de Verdure semble avoir été construit pour exactement ce moment-là. Le ciel commence à virer à l'abricot au-dessus des palmiers, la brise descend doucement des collines, et les premières rangées se remplissent de gens qui savent déjà qu'ils ne rentreront pas tôt. C'est dans ce cadre — un amphithéâtre en plein air niché au cœur de Nice, à deux pas du jardin Albert-Ier et du bruit sourd de la Méditerranée — que Nubiyan Twist montera sur scène le 24 juillet 2026, dans le cadre du Nice Jazz Festival.
Le festival lui-même n'a plus rien à prouver. Depuis ses premières éditions, il a su transformer la Promenade des Anglais et ses alentours en capitale estivale du jazz européen, attirant aussi bien les puristes que ceux qui viennent par curiosité et repartent convertis. La Scène Théâtre de Verdure est l'une de ses adresses les plus aimées : une acoustique généreuse, une jauge qui crée une vraie intimité, et ce sentiment rare d'être à la fois en ville et ailleurs.
Un collectif qui refuse les cases
Nubiyan Twist, c'est l'une des formations les plus stimulantes à avoir émergé de la scène britannique ces dernières années. Le groupe — un vrai collectif, pas un leader entouré de musiciens interchangeables — puise dans le jazz contemporain sans s'y enfermer. Afrobeat, soul, funk, influences caribéennes et électroniques : tout cela coexiste dans leur musique sans que rien ne semble forcé ni calculé. Ce qui frappe chez eux, c'est précisément cette absence de complexe. Ils ne cherchent pas à légitimer leur démarche par des références savantes ; ils jouent, et ça s'entend.
Londres a produit ces dernières années une génération de musiciens de jazz d'une vitalité remarquable — Shabaka Hutchings, Ezra Collective, Sons of Kemet — qui ont remis la ville sur la carte mondiale du genre. Nubiyan Twist appartient à cette même constellation, tout en gardant une couleur propre, plus dense, plus chorale, avec une énergie de scène qui doit beaucoup à la taille du groupe.
«L'un des collectifs les plus intéressants sur scène de cette jeune génération de musiciens anglais qui bousculent sans complexe les codes du jazz contemporain.» — Nice Jazz Festival
Ce que l'on vient chercher ici
Un concert de Nubiyan Twist n'est pas une conférence sur l'état du jazz. C'est une expérience physique, collective, qui suppose qu'on accepte de ne pas tout contrôler — ni la direction que prend un morceau, ni l'heure à laquelle on finit par s'asseoir parce que les jambes ont décidé de bouger d'elles-mêmes. Le Théâtre de Verdure, avec son atmosphère de soirée niçoise, est un écrin particulièrement bien adapté à ce genre de musique qui n'existe vraiment que lorsqu'elle est jouée en direct, devant des gens.
Pour ceux qui viennent de loin, Nice en juillet offre tout ce qu'on est en droit d'attendre : la lumière du soir sur la Vieille Ville, les terrasses du Cours Saleya encore animées après minuit, et cette qualité particulière de l'air méditerranéen qui rend les nuits de concert plus longues qu'elles ne le sont sur le papier. Pour les locaux, c'est l'occasion de retrouver ce que le festival fait de mieux — programmer des artistes qui méritent une grande scène avant que tout le monde se batte pour y accéder.
Les informations pratiques — tarifs, horaires précis, placement — sont à consulter directement sur nicejazzfest.fr, où le programme complet de l'édition 2026 est accessible.
Le 24 juillet, le Théâtre de Verdure sera l'endroit où il faudra être. Pas pour dire qu'on y était — pour l'avoir vécu.
