Il y a des soirs à Nice où la place Masséna semble avoir été construite pour accueillir exactement ce qui s'y passe. Les façades ocre et rouge brique reflètent les lumières de scène, la Méditerranée est à quelques centaines de mètres, et dans l'air chaud de juillet traîne cette légèreté particulière qui n'appartient qu'à la Côte d'Azur en plein été. C'est dans ce décor que Lola Young montera sur la Scène Masséna le 25 juillet 2026, dans le cadre du Nice Jazz Festival.
Le Nice Jazz Festival est l'un des plus anciens rendez-vous de jazz en Europe — né en 1948, il a vu défiler des générations d'artistes qui ont façonné la musique du XXe siècle. Mais le festival a toujours su évoluer, élargir ses horizons, accueillir des voix qui n'entrent pas forcément dans les cases. Lola Young en est l'illustration parfaite.
Une écriture qui ne ment pas
Originaire du sud de Londres, Lola Young appartient à cette génération d'auteurs-compositeurs-interprètes britanniques qui ont grandi entre la soul des années 70, le R&B des années 90 et la pop alternative d'aujourd'hui. Ce qui la distingue, c'est une écriture à fleur de peau — des textes qui ne cherchent pas à plaire, mais à dire. Sa voix, singulière et immédiatement reconnaissable, porte ces chansons avec une intensité tranquille, celle de quelqu'un qui sait exactement ce qu'il veut exprimer et comment le faire.
La soul contemporaine qu'elle pratique n'est pas un exercice de style. C'est une musique qui vient de quelque part — de quartiers, d'expériences, d'une certaine façon de traverser le monde. Et c'est précisément ce que le Nice Jazz Festival a toujours su reconnaître et programmer : des artistes qui ont quelque chose à raconter, pas seulement à interpréter.
« La place Masséna, c'est l'un des rares endroits au monde où un concert en plein air devient naturellement un événement collectif — la ville entière semble retenir son souffle. »
Ce que la Masséna offre que les salles fermées ne peuvent pas
La Scène Masséna occupe le cœur de Nice, sur une place qui est elle-même un condensé d'histoire et d'architecture. Entourée de bâtiments aux couleurs italiennes — rappel que Nice fut savoyarde et piémontaise avant d'être française — elle accueille chaque été des milliers de spectateurs sous les étoiles. Il n'y a pas de toit, pas de murs, pas de climatisation artificielle. Juste la nuit de juillet, la chaleur qui descend doucement, et la musique.
Pour une artiste comme Lola Young, dont l'écriture joue sur l'intime et l'universel, ce cadre à ciel ouvert crée une dynamique particulière. La voix porte différemment. Le silence entre deux chansons a une texture. Le public — mélange de Niçois, de vacanciers, de mélomanes venus de toute l'Europe — devient partie prenante du concert d'une façon que les salles fermées ne permettent pas toujours.
Le 25 juillet 2026, la place Masséna sera donc le point de rencontre entre deux rives : celle de la Tamise et celle de la Méditerranée, entre une écriture forgée dans les rues du sud de Londres et un festival qui, depuis près de huit décennies, fait de Nice l'une des capitales estivales de la musique vivante.
Pour les informations pratiques — billetterie, horaires, programme complet — le site officiel du Nice Jazz Festival est la seule source à consulter : nicejazzfest.fr. Les places pour les concerts sur la Scène Masséna partent vite, surtout pour les artistes dont la réputation grandit à chaque saison. Lola Young est de ceux-là.
