Il y a quelque chose d'étrange et de beau à tenir une conversation sur l'avenir de la médecine face à la Méditerranée. Nice a toujours su accueillir les grandes ambitions — ses façades Belle Époque ont vu défiler savants, artistes, têtes couronnées — et c'est peut-être pour cela que la ville continue d'attirer ceux qui veulent penser autrement. En octobre prochain, c'est la pathologie thoracique qui choisit ce cadre pour se réinventer.
Le 6 octobre 2026, l'Hôtel Le Saint-Paul, au 29 boulevard Franck Pilatte, accueille un congrès international d'excellence consacré à l'intégration de l'intelligence artificielle en pathologie thoracique. L'événement est organisé sous l'égide de l'IHU RespirERA, institut hospitalo-universitaire niçois dont la vocation est précisément de faire dialoguer recherche clinique et innovation technologique dans le domaine respiratoire.
Une discipline à un tournant
La pathologie thoracique — cancers du poumon, maladies interstitielles, affections de la plèvre — représente l'un des défis les plus lourds de la médecine contemporaine. Le cancer bronchique reste le premier tueur parmi les cancers en France, devant le sein et le côlon. Pendant des décennies, le diagnostic a reposé sur l'œil du radiologue, la lame du pathologiste, l'expérience accumulée année après année au fond d'un service hospitalier. Aujourd'hui, les algorithmes d'apprentissage profond commencent à lire les scanners et les coupes histologiques avec une précision qui interroge, fascine et parfois inquiète les cliniciens eux-mêmes.
C'est exactement cette tension — prometteuse, productive — que ce congrès entend explorer. Ni tribune technophile, ni résistance corporatiste : une réflexion collective sur ce que l'IA peut apporter concrètement au diagnostic, à la stratification du risque, à la décision thérapeutique. Le mot 'excellence' dans l'intitulé n'est pas cosmétique ; il signale une exigence de rigueur scientifique que l'IHU RespirERA a faite sienne depuis sa création.
« L'intelligence artificielle ne remplace pas le médecin — elle lui donne un second regard que l'œil humain, seul, ne peut pas toujours avoir. »
Nice, ville de sciences et de lumière
Le choix de Nice pour un tel rendez-vous n'est pas anodin. La métropole azuréenne abrite depuis plusieurs années un écosystème de santé et d'innovation remarquablement dense : le CHU de Nice, classé parmi les dix premiers de France, l'Université Côte d'Azur, lauréate du programme Initiative d'Excellence, et désormais l'IHU RespirERA, dont la mission est de faire de la Côte d'Azur un pôle mondial de référence en pneumologie.
L'Hôtel Le Saint-Paul, sur le boulevard Franck Pilatte, offre un cadre à la hauteur de ces ambitions. Niché entre le port de Nice et la colline du Château, ce lieu conjugue l'intimité d'un établissement à taille humaine et la proximité immédiate de la mer — une géographie qui favorise, dit-on, les conversations franches et les idées qui circulent librement entre les sessions.
Pour les spécialistes qui feront le déplacement — pneumologues, oncologues thoraciques, radiologues, pathologistes, ingénieurs en santé numérique — Nice n'est pas seulement une destination agréable. C'est un signal : celui d'une communauté scientifique qui a choisi de s'installer durablement ici, sur cette côte, et d'y construire quelque chose qui dure.
Le 6 octobre 2026, le boulevard Franck Pilatte accueillera donc des esprits venus de plusieurs pays pour parler de ce que la machine voit dans un poumon malade. C'est, à sa façon, une conversation aussi vieille que la médecine elle-même — comment mieux voir, comment moins se tromper, comment arriver plus tôt — menée avec les outils du XXIe siècle. La Méditerranée, elle, regardera de loin, impassible et bleue, comme elle l'a toujours fait.
