Il y a des endroits où le temps semble avoir signé un pacte avec l'élégance. Saint-Jean-Cap-Ferrat en est un. La presqu'île, suspendue entre Nice et Monaco comme une virgule oubliée sur la carte, a toujours su attirer ceux qui préfèrent la beauté tranquille au bruit des grandes scènes. Ses villas enfouies sous les pins parasols, ses criques que l'on découvre à pied, son port où les bateaux se balancent sans se presser — tout ici parle d'une certaine idée du raffinement, celle qui n'a pas besoin de se justifier.
C'est dans ce cadre que revient, le 12 septembre 2026, le Saint-Jean-Cap-Ferrat Prestige — un événement dédié aux passionnés de véhicules de collection. Le rendez-vous se tient place du Centenaire, au 3 avenue Jean Mermoz, au cœur même du village. Une adresse qui, pour qui connaît la presqu'île, dit tout : on est loin des circuits bétonnés et des paddocks industriels. On est dans un village, face à la mer, là où une Bugatti Atlantique ou une Alfa Romeo Giulietta Spider trouvent un décor à leur mesure.
Exposition, concours, animations
Le programme s'articule autour de trois temps forts : une exposition de véhicules de collection, un concours d'élégance et des animations sur l'ensemble du week-end. Le concours d'élégance est, en soi, une institution dans le monde de l'automobile ancienne. Ce n'est pas une course, ce n'est pas un salon au sens commercial du terme — c'est un jugement de goût, une conversation entre une machine et son époque, arbitrée par des connaisseurs. Les critères portent autant sur l'authenticité mécanique que sur la présentation, la patine, la cohérence historique d'un ensemble. Chaque voiture raconte une histoire ; le concours décide laquelle est la mieux racontée.
La Côte d'Azur entretient avec l'automobile de prestige une relation ancienne et profonde. Dès les années 1900, la Riviera fut l'un des premiers terrains d'expérimentation de l'automobile de luxe — les grandes familles européennes y venaient en train, puis s'y déplaçaient en Panhard, en De Dion-Bouton, en Rolls-Royce. Monaco, Cannes, Nice ont chacune leur mémoire mécanique. Cap-Ferrat, elle, a toujours joué un rôle plus discret, mais non moins réel : ses propriétés privées ont abrité des collections remarquables, loin des projecteurs.
« La beauté d'un véhicule de collection tient à ce qu'il n'a pas été conçu pour durer aussi longtemps — et pourtant il est là. »
Un week-end dans le village
Pour le visiteur qui arrive à Saint-Jean-Cap-Ferrat ce week-end de septembre, l'événement s'inscrit naturellement dans le rythme de la presqu'île. Septembre y est peut-être le meilleur mois : la lumière a perdu l'agressivité de juillet, la mer garde sa chaleur, et le village retrouve une respiration plus lente après l'été. On peut arriver à pied depuis le port, longer les façades ocre et les jardins qui débordent sur les murets, et tomber sur la place du Centenaire comme on tombe sur une scène inattendue.
Les animations promises tout au long du week-end laissent imaginer une manifestation qui ne se limite pas aux seuls amateurs éclairés. C'est aussi une fête de village — au sens noble du terme — où la mécanique ancienne devient prétexte à se retrouver, à regarder ensemble quelque chose qui mérite d'être regardé. Les enfants tournent autour des carrosseries comme autour d'objets venus d'une autre planète. Les anciens reconnaissent un modèle, citent un nom, racontent.
Pour toutes les informations pratiques, le site officiel de l'événement — saintjeancapferrat-prestige.com — est la référence. Les dates, modalités d'accès et détails du programme y sont tenus à jour. Une chose est certaine : le 12 septembre 2026, la place du Centenaire sera l'un des endroits les plus soignés de la Côte.
